Le lézard de salon

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The Murder of Roger Akroyd

Posté par Édouard Lavallière le 14 mai, 2007

Encore un que je n’ai pas lu! Trois sur trois! Pourtant des Agatha Christies, j’en ai lu plusieurs. Je commence à penser que Yann Martel et moi on est aussi peu sur la même longueur d’onde culturelle qu’il ne l’est avec Stephen Harper. A moins que je ne l’aie lu et que je ne m’en rappelle plus! Pas très glorieux, de toutes façons.

Dans sa dernière lettre à Haper, datée du 14 mai, Martel se demande comment Wilfrid Laurier et William Lyon Mackensie King pouvaient lire autant. Leur bibliothèque était remplie de livres dont La divine comédie de Dante, l’œuvre complète de Kipling, etc. Des centaines de livres occupaient des pans de mur complets de leur maison. Mais jamais Martel n’évoque la possibilité que ces illustres prédécesseurs de Harper puissent ne pas les lire ces fameux livres, qu’ils puissent tout simplement les utiliser pour décorer leur salon, pour impressionner les visiteurs, comme la plupart d’entre nous faisons.

Comment est-ce que je pourrais me procurer ce titre?

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Ça m’fait ça, moi aussi!

Posté par Édouard Lavallière le 11 mai, 2007

« Un café pour y aller, s’il vous plait, » dixit un jeune homme à la serveuse.

Entendu en prenant mon déjeuner Chez Barbe de la rue Eddy à Hull, hier matin. Notez que je lisais Le Droit et non Le Journal de Montréal/Québec à cause du lock-out des employéEs par Québécor, à Québec. C’est le Militant de salon qui m’en a parler.

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« … Pis il avait changer toutes les mots de la chanson:

Posté par Édouard Lavallière le 26 avril, 2007

Agadou dou dou, mets ta banane… »

Dixit une jeune femme à trois copines, sur le retour au bureau de Place des Chaudières à Hull. Pas pu entendre la fin de cette nouvelle version d’un classique de la musique pop, je marchais dans la direction opposée.

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Le premières feuilles

Posté par Édouard Lavallière le 26 avril, 2007

sont sorties avant-hier. Le lilas et le pommetier. Le BBQ lui a refait surface la fin de semaine passée.

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Amjad: danser avec les mains

Posté par Édouard Lavallière le 24 avril, 2007

Battements d’ailes, ruades sur la pointe des pieds, lissages saccadés de cheveux et de visages, giffles retenues avec la maîtrise d’un karatéka! Voilà ce qui m’a le plus frappé dans ce spectacle, sans oublier le pas de deux avec le gars sur les pointes. Comme vous voyez, je ne connais pas grand chose à la danse. Mais j’ai bien aimé le spectacle au CNA samedi passé.

Je connaissais La La La Human Steps. J’ai toujours trouvé qu’Édouard Lock avait un très beau nom. Les images de leurs stepettes et sparages, entrevues à la télé m’ont surpris, au cours des ans, comme tout le monde. Mais jamais vu de spectacle avant.

Tout ce que je lis depuis au sujet d’Amjad parle du romantisme, de clins d’oeil à la danse classique, un vrai lac des « signes ». Moi, ce qui m’a le plus frappé c’est la froideur des danseurEs, leur force: les bras bougent, les jambes ne plient que pour sauter et les visages restent impassibles. De temps en temps un étalement sur le plancher, dans des positions que même ma prof de yoga ne pourrait prendre et encore moins tenir pendant trois minutes. De temps en temps un petit déhanchement, un roulement des épaules. Histoire d’atténuer l’impression qu’on est devant une gang de robots breakdansant sur les orteils plutôt que la tête. Mais généralement c’est sec, froid, et très beau à regarder. Mais pas romantique.

Je me suis surpris à jeter un coup d’oeil sur ma montre à quelques reprises, à suivre ce qui se déroulait sous nos yeux en me demandant quand quelque chose de nouveau, d’inattendu se produirait. Et ça se produit périodiquement, à travers la gestuelle répétitive des bras battant de l’aile et des jarrets jarnaquant par en arrière, au moment ou on s’y attend le moins, justement. Le plus surprennant  étant bien sûr la performance sur pointe d’un des danseurs.

Mais j’aurais aimé la danse de « trans » aille un peu plus. Que la fille change de sexe complètement elle aussi. Qu’elle redescende sur ses talons.  Qu’elle se repose les chevilles et force un peu des bras, comme les vrais danseurs. Qu’elle le fasse « spiner » les deux mains bien accrochées sur ses hanches. Qu’elle le regarde se visser dans le plancher. Mais non. Trop facile comme transfert de stéréotype probablement. Peut-être impossible à réaliser sans tomber dans le burlesque.

Férédric Doyon à bien raison de parler dans Le Devoir, de « beauté cinétique »!

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Jardinier paresseux (suite et fin)

Posté par Édouard Lavallière le 21 avril, 2007

Moins paresseux aujourd’hui.

Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre l’épaule à la bêche. Il faisait tellement beau. Un véritable été des Indiens. Ce n’était donc pas trop déprimant de ramasser les cochonneries de l’hiver coincées en dessous des charmilles, d’arracher les mortes choses et de faire tout ce que les jardiniers non-paresseux doivent faire.

J’apprécie bien aussi le fait que le printemps est assez jeune pour que les arbres nous laissent encore voire les oiseaux. On a donc pousser l’audace jusqu’à piquer une petite pointe sur le bord de l’Outaouais pour voir ce qui y volait. Les pistes étaient « foule becyques ». Trop essouflé pour regarder les oiseaux. Va falloir se mettre au régime pour monter un peu plus alertement « toutes les belles collines… » Bof! Magnana!

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« What Is Stephen Harper Reading.ca »

Posté par Édouard Lavallière le 19 avril, 2007

Yan Martel a décidé de parfaire l’éducation culturelle de notre Stephen national, même s’il s’en défend bien sur son site. Suite à l’accueil plutôt froid que le gouvernement lui a réservé lors des célébrations entourant le 50e anniversaire de Conseil des Arts du Canada, lui et 49 autres bénéficiaires de subvention de cette institution réunis dans la Capitale canadienne. En plus du fait que les subventions du Conseil ne coutent que $5,50 par Canadien par année, visiblement « ce gouvernement » n’a pas beaucoup d’estime pour le culturel. Harper et Chirac, ou n’importe quel autre dirigeant européen n’ont pas du tout la même sensibilité.

Le projet de Yan Martel: faire parvenir un livre aux deux semaines à Stephen Harper. Tiré de la littérature. Pour montrer que l’art et la littérature ne sont pas que des passe-temps:

« That is the greatness of literature, and its paradox, that in reading about fictional others we end up reading about ourselves. (…) it provokes shudders of worry and denial. Etither way, we are the wiser, we are existentially thicker. »

Yan Marel

(Notez bien « qu’existentially thicker », ça ne veut pas dire « plus épais existentiellement ». C’est plutôt le contraire. Sinon ça ne servirait à rien d’en parler à Sté!)

Il promet aussi de nous tenir au courant. Sur son site il publiera un compte rendu de toute correspondance avec le PM, ou son bureau, en plus des suggestions qu’il lui aura fait parvenir. On va donc pouvoir suivre, à la lettre, l’éducation littéraire de Sté.

Le premier livre envoyé? Un classique de la littérature russe La mort d’Ivan Illich de Tolstoï,. Aussi inculte que Sté, je ne l’ai pas lu. Remarquez que Martel le sous-estime peut-être. Ce serait tout à fait rigolo d’apprendre par un des ses anciens profs, que Sté a tout lu y compris cette nouvelle de 60 pages, d’un bout à l’autre et qu’il a réussi avec brio tous les tests de lecture!

Moi pas. Ce livre ne fait même pas partie de ceux « à lire » qui traînent dans ma bibliothèque depuis plusieurs années. Je m’empresse donc de le réserver à la bibliothèque, suite à la présentation que Martel fait de son projet à Bernier et cie. Surprise, il y a déjà 3 personnes devant moi. J’aurais plutôt pensé que ce livre ne sortait pas souvent. A moins que Bernier et cie ait de meilleurs cotes d’écoute que je ne présumais.

Ceci risque de provoquer l’apparition de  nouveaux jeux dans les prochaines semaines: qu’est-ce que Martel va proposer la prochaine fois, le 30 avril? Et toutes les autres les suivantes, jusqu’à la fin de ce gouvernement. Quels livres donneriez-vous à Sté? Et lui, Sté, comment est-ce qu’il prend cela? Est-ce qu’il va au moins accuser réception? Va-t-il daigner répondre? Va-t-il être forcé de répondre sous la pression populaire? Est-ce que les livres de Martel vont s’accumuler dans les caves de la résidence de la rue Sussex? Est-ce que la pression populaire va entrainer des hausses des budgets culturels?

Ça ferait un site interactif extra. Dommage que je ne sois pas assez « geek » pour m’attaquer à ce projet. Yanick, as-tu des idées?

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Jardinier paresseux

Posté par Édouard Lavallière le 18 avril, 2007

Le printemps vient de frapper. Tout le monde est dehors. On reconnaît tout de suite ceux qui ont renoncé au salon de bronzage.

Dans le jardin la verdure commence à se pointer à travers tout ce qu’on n’a pas ramassé l’automne dernier. Alors la lézarde a eu envie de se mettre à jouer dans la terre. Je lui ai donné un petit coup de main. Mais le gros de mes efforts s’est limité à la regarder aller et à lui ouvrir une bière en fin d’après-midi. Un lézard ne peut pas être autre chose qu’un jardinier très très paresseux.  Tellement que je n’ai même pas été à sa conférence, ce soir à la bibliothèque de Gatineau.

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Alan Furst

Posté par Édouard Lavallière le 16 avril, 2007

Depuis quelques mois je lis ses romans d’espionnage historique. Avec beaucoup de plaisir. La collection de la bibliothèque de Gatineau y a passé. Ils parlent de la deuxième guerre mondiale et nous permettent de la vivre. L’action se déroule en Europe. Pas question de l’Asie, de la bataille du Pacifique dans ceux que j’ai lus. La guerre civile d’Espagne, le rôle des superpuissances de l’époque, la montée du fascisme en Italie, du Nazisme en Allemagne, la consolidation du Stalinisme, le Front Populaire en France, la collaboration. Et chaque roman reprend tout à partir de la perspective nationale des protagonistes. Les enjeux géopolitiques sont illustrés mais pas du tout de façon didactique.

Petit point faible: la perspective américaine est très subtilement favorisée. Par exemple, les espions des alliés en Tchétchénie écoutent la BBC, mais ce qu’il aiment le plus, ce ne sont pas les nouvelles de la guerre et les messages codés. Non Madame. Il préfèrent de loin le jazz des Big Bands américains. Le chef d’une mission clandestine met la vie de ses collaborateurs avant le succès de sa mission. L’espion soviétique se sent enfin libre une fois débarqué à New York et accueilli par l’américaine, membre des brigades internationales, rencontrée à Barcelone durant la guerre d’Espagne. Mais des personnages fascinants: un capitaine de la marine marchande hollandaise, un journaliste italien, un aristocrate hongrois, un jeune paysan bulgare qui devient espion soviétique pour survivre à la pauvreté, au fascistes.

Ils nous font faire le tour de l’Europe et nous conduisent même dans des coins rarement explorés dans ce genre. On circule beaucoup en Europe de l’Est, en Scandinavie. Et la cerise sur le gant de velours: Paris étant au coeur de tous les réseaux, on y passe « beaucoup, beaucoup, beaucoup » de temps, comme dirait Christiane Charette.

C’est d’autant plus fascinant d’entendre parler de ces différents points de vue sur cette guerre que tous ces pays vont occuper à leur tour l’avant-scène de l’actualité future que nous, lecteurs du vingt et unième siècle, connaissons déjà. J’ai trouvé particulièrement intéressant de voir comment les Kosovars et les peuples des Balkans vivaient ces atrocités à la lumière de toutes celles qu’ils vont vivre / ont vécues par la suite, avec l’effondrement du Bloc Soviétique, l’éclatement de la Yougoslavie et de la Tchéckoslovaquie, l’intervention de l’OTAN.

Et merveille des merveilles, une carte au début de chaque roman: tous les lieux visités clairement identifiés. Alors là les lézards passionnés de voyages et de cartes disent merci Alan. Ça nous donne envie de faire une petite virée à Paris, Barcelone, Vienne juste pour voir de plus près tous ces lieux. Pis du suspens à tous les chapitres agrémenté de quelques scènes de baise juste assez stimulantes pour ne pas être porno.

Le lézard était content. Le militant itou y ayant puisé quelques informations pour nourrir ces analyses de la conjoncture internationale.

Voir mes notes sur Librarything pour les titres. Ils sont en Anglais (les titres, pas les notes), mais je crois qu’ils doivent être traduits en Français. Si cela n’est pas déjà fait téléphonez à JCL pour mettre un peu de pression.

Si vous ne pouvez accéder à ces notes, laissez-moi un mot en commentaire ou courriellez-moi à l’adresse que vous trouverez ici.

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« Une auto qui coûte un bras

Posté par Édouard Lavallière le 15 avril, 2007

ça se conduit mal. »

Sur un panneau publicitaire le long de la 40 est, à Montréal, près de la sortie Cavendish.

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